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Tebboune conditionne la relance de l’usine Renault Algérie à un taux d’intégration plus élevé

Lors de son entretien périodique avec les médias nationaux, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a affirmé que la reprise des activités de l’usine Renault Algérie Production, située à Oued Tlélat (Oran) et à l’arrêt depuis 2020, dépendra de l’atteinte d’un taux d’intégration plus ambitieux, conforme aux nouvelles exigences de l’industrie automobile en Algérie.

Renault Algérie face au défi de l’intégration

Le président a souligné que l’usine Renault, depuis sa mise en service en 2014, n’a pas réussi à dépasser un taux d’intégration de 5 %. Il a déclaré : « En sept ans d’activité, Renault n’a pas dépassé les 5 %. S’ils atteignent le taux d’intégration que nous exigeons, ils pourront rouvrir. »

Les nouvelles conditions imposées par la réglementation, adoptées en novembre 2022, fixent des seuils précis : 10 % au terme de la 2e année, 20 % à la 3e année et 30 % à la 5e année.

Des investissements majeurs pour une relance durable

Renault Algérie s’est engagée à se conformer à ces conditions, annonçant un investissement de 15 milliards de dinars dans son site de Oued Tlélat, comme l’a confirmé Rémi Houillons, directeur général de Renault Algérie Production, en mai 2024.

L’arrivée de nouvelles marques mondiales

Le président Tebboune a également révélé que plusieurs grandes marques automobiles internationales prévoient de s’implanter en Algérie avec des taux d’intégration élevés dès le départ. Il a cité l’exemple de Fiat, dont le site d’Oran (Stellantis) intègre déjà des composants locaux comme les pneus Iris Tyres, les faisceaux électriques et les vitres.

Création d’un réseau de sous-traitance

Selon le chef de l’État : « Nous avons défini des marques qui produiront localement avec un taux d’intégration supérieur à 40 %. L’intégration signifie la création d’un réseau national de sous-traitants capable de générer des dizaines de milliers d’emplois. » Il a estimé qu’un site automobile peut employer environ 2 000 personnes, alors qu’un écosystème de sous-traitance peut créer jusqu’à 120 000 emplois indirects.

Industrialisation mécanique et innovations locales

Tebboune a mis en avant les avancées de l’industrie mécanique nationale, citant la production de boîtes de vitesses par l’industrie militaire et la relance de la fabrication des moteurs de tracteurs “Cirta” à Constantine.

Importations limitées et priorité à la qualité

En attendant que la production nationale réponde pleinement aux besoins du marché, le président a confirmé le recours aux importations « selon les besoins ». Il a insisté : « Je veux une production locale de véhicules avec des marques reconnues mondialement et une qualité garantie pour le consommateur algérien. »

Une vingtaine de marques intéressées

Le président a révélé qu’une vingtaine de marques automobiles ont exprimé leur intérêt pour le marché algérien, mais il a précisé que les importateurs sans réseau de service après-vente (SAV) à travers le pays ne recevront pas d’agrément.

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